Le fournil a fait ses preuves

Le fournil a fait ses preuves

Il y a dix ans, l’Aide suisse aux montagnards a aidé la famille Buol à transformer son ancienne étable à vaches pour en faire un fournil. Aujourd’hui, Käthy a de la peine à croire qu’il lui a été possible de produire à l’époque du pain, des tresses et des pâtisseries dans sa petite cuisine étroite.

De petites roues invisibles mais partout. Elles sont la clé d’un travail efficace dans le petit fournil de Käthy Buols. «Lors de l’installation, j’ai attaché de l’importance à ne pas remplir le local, mais à faire en sorte que tout soit flexible et mobile», déclare cette paysanne boulangère du Prättigau. C’est la raison pour laquelle les tables, les fours, le pétrisseur, le frigo et la machine à faire les pâtes sont tous munis de petites roues. Dans son fournil, des tourtes aux noix, des pains aux poires mais aussi des tisanes, des sirops et des pâtes sont réalisés pratiquement tous les jours. Käthy vend ses produits en partie sur le marché hebdomadaire de Klosters, mais elle en garnit aussi depuis plus de 20 ans les fameux «Scarnuz Grischun» en sachets-cadeaux et les propose également dans divers magasins de village de la région.

Le projet en bref

  • Boulangerie de ferme
  • Installation d'un fournil
  • Gadenstätt/GR

Des cours de formation dans la vallée

Pour Käthi, c’est une évidence que ses produits aient un tel succès. «Je fais tout à la main, selon des recettes traditionnelles et sans additifs». Les ingrédients comme les œufs, le beurre et la crème proviennent tous des fermes de son voisinage. Et la farine vient de Suisse. Ce n’est que pour les tourtes aux noix qu’elle doit faire appel à des noix de Californie, car il n’y a pour l’instant pas d’offres de produits indigènes. L’agrandissement du fournil a permis aux Buols, il y a dix ans, de poser les jalons pour une exploitation de vaches-mères. «Sans les revenus de la boulangerie, cela n’aurait financièrement pas été possible.» Entretemps, c’est son fils qui a repris la ferme. Et Martin, son mari, continue à travailler avec lui en tant qu’employé. Les revenus de Käthy provenant de la boulangerie constituent donc toujours une partie importante du revenu familial. Qu’adviendra-t-il quand elle prendra sa retraite? «On sortira alors immédiatement tout le matériel et le fournil pourra servir à toutes sortes d’activités nouvelles.

Texte: Max Hugelshofer

Images: Max Hugelshofer

Paru en juin 2020