Une formation bienvenue pour les jeunes

L'exploitation forestière de six villages de montagne fournit toute sorte de produits issus bois à la vallée. Grâce à la rénovation du chantier forestier central, elle tourne également en hiver.

L’entreprise forestière, qui est exploitée par six villages de montagne du Val d’Anniviers, livre des produits en bois à des clients de la vallée. Grâce à la rénovation de son bâtiment central, co-financée par l’Aide Suisse aux Montagnards, elle est désormais opérationnelle en hiver également. L’avenir de cette entreprise, pourvoyeuse de travail et de places d’apprentissage, repose donc sur des bases économiques solides.

Les travaux d’entretien des forêts de protection n’occupent pas toute l’année les onze employés de l’équipe de forestiers du Val d’Anniviers. Une diversification s’imposait donc.«Nos forestiers fabriquent sur commande des tables, des bancs ainsi que d’autre produits en bois», explique Claude Salamin, le directeur de l’équipe. Bien que l’activité constitue une source de revenu importante pour l’entreprise forestière, elle était néanmoins restreinte, car l’entreprise ne disposait pas d’un atelier pour l’hiver. Lorsque la neige arrivait, et malgré des carnets de commande bien remplis, certaines commandes ne pouvaient pas être exécutées.Le local central devait par ailleurs abriter aussi bien les lourds appareils et le carburant que le vestiaire des employés, ce qui ne correspondait plus aux prescriptions en matière de sécurité et de lutte contre les incendies.

«Les jeunes sont motivés à rester vivre dans la vallée»

Le seul moyen de remédier à cet état de chose était donc de construire de toute urgence une extension au bâtiment, laquelle devrait se réaliser au cours de l’été. On y aménagera, en plus d’un local de douche et d’un vestiaire, un atelier qui permettra d’effectuer les commandes en hiver, ainsi qu’un chauffage, qui jusque là faisait cruellement défaut à 1’580 m. d’altitude. «Nous n’aurions pas pu supporter seuls les charges de cette rénovation» explique Walter Zuber, président de l’entreprise. «Nous sommes reconnaissants à l’ASM de nous avoir soutenus. Grâce à cette aide, nous pourrons offrir aux jeunes des places d’apprentissage et de travail à l’avenir également,.»La relève de l’équipe forestière est déjà assurée: Jenny Meichtry, Haut-Valaisanne est, en tant que femme, une exception dans la profession. Après avoir passé ses examens de fin d’apprentissage, elle quittera prochainement l’entreprise, mais on lui a déjà trouvé un successeur. «Il y a suffisamment de travail et, dans la vallée, nombreux sont les jeunes désireux d’apprendre ce métier», commente Claude Salamin.

Paru en juillet 2009

Le projet en bref

  • Val d’Anniviers/VS