Sur la barrière de rösti

Sur la barrière de rösti

Die Alphütte wäre fast eingestürzt. Nun strahlt das Haus mit neuem Dach und sanierten Mauern in neuem Glanz.

Le nom de l’alpage ne sonne pas très français: Riedersweid. «Ici, on parle en principe encore l’allemand», explique François Castella. En principe seulement, car l’alpage voisin porte le nom d’Avoyère. Les deux alpages se trouvent sur le col du Jaun, entre Charmey et Jaun, et sont depuis des générations la propriété de la famille Castella, qui habite à 30 kilomètres de là, dans le village de Sommentier où l’on parle le français. Cela fait des années déjà que François a repris l’Avoyère, en même temps que l’exploitation de ses parents dans la vallée. Depuis plusieurs années, il exploite aussi l’alpage de Riedersweid, qu’il a hérité de sa tante, côté maternel. «J’étais ravi, car cet alpage est très important pour nous. Je peux ainsi faire estiver une bonne soixantaine de génisses sur les deux alpages. Et cela nous apporte des revenus supplémentaires indispensables», dit-il.

Problème cependant: le chalet de cet alpage était complètement délabré et inutilisable. «Si l’Aide Suisse aux Montagnards ne m’était pas venue en aide pour le rénover, il se serait effondré», dit François. Maintenant, le bâtiment avec un nouveau toit et des murs assainis a retrouvé un bel aspect. François l’a mis à disposition d’un ami qui y vient pendant ses loisirs et ses vacances. Ce dernier ne paie pas de loyer mais s’occupe en contrepartie tout l’été de l’alpage. Il surveille les génisses, installe les clôtures et entretient le bâtiment. «Une vraie aubaine!», s’exclame François. L’allégement de travail lui permet en effet de se consacrer désormais uniquement à l’alpage de l’Avoyère et à sa ferme en plaine. Il n’a donc plus besoin de faire la navette des deux côtés de la barrière de rösti.

Texte et photo: Max Hugelshofer

Paru en août 2014

Le projet en bref

  • Alpagiste
  • Rénovation d’un chalet
  • La Villette/FR