Parallèlement à son activité dans le bois, Maxime Métrailler s’est engagé dans l’élevage de la race d’Hérens. Ce retour à l’agriculture n’est pas un hasard : il puise ses racines dans une enfance passée entre étables et alpages. «À un moment, j’ai eu un déclic. Je ne voulais plus rester seulement spectateur», explique-t-il. Après avoir participé à une structure communautaire, il reprend progressivement l’exploitation de son oncle à Salins et développe aujourd’hui son propre troupeau. Son quotidien est rythmé par cette double activité: étables tôt le matin, journée à l’entreprise, retour aux bêtes en fin d’après-midi. «C’est un rythme exigeant, mais c’est un choix de vie.» Il peut compter sur un entourage solide, notamment sa compagne Ludivine, qui joue un rôle essentiel dans l’organisation de l’exploitation. Comme il a vécu lui-même une transmission progressive dans l’agriculture, Maxime souhaite appliquer la même logique à son entreprise. Il ne veut pas attendre le dernier moment pour passer la main. «On ne peut pas tout porter seul indéfiniment. L’idée est d’impliquer progressivement des collaborateurs, de préparer l’avenir et de partager les responsabilités», explique-t-il.
Texte: Alexandra Rozkosny
Images: Yannick Andrea, Alexandra Rozkosny
Paru en
janvier 2026