La scie à ruban scie un tronc d’arbre, un crissement assourdissant emplit la grande halle. À proximité immédiate de la scie se trouve une petite cabine. À l’intérieur, le silence règne. Quatre écrans affichent un aperçu de l’activité sur l’ensemble du site. D’une main experte, Yves Bernard appuie sur quelques boutons à sa gauche – à l’écran, cinq fines lignes jaunes apparaissent au niveau de l’extrémité du tronc. À l’aide d’une manette et de quelques clics, le quinquagénaire fait légèrement pivoter le tronc, puis appuie sur «Start». L’ordinateur prend le relais durant les trois ou quatre minutes suivantes. Coupe après coupe, les bords gauches après le passage de la scie tombent dans une chaîne de transfert où ils sont directement déchiquetés en plaquettes. Les unes après les autres, les planches atterrissent ensuite sur un train de rouleau qui les transporte dans une deuxième halle, sur la droite. Là, moyennant un robot à ventouse, un collaborateur soulève les pièces qui peuvent peser entre 10 à 200 kg et les empile soigneusement.