Des éclairs bleus fusent, des étincelles jaillissent, une légère odeur de brûlé se répand. Un homme soude des pointes métalliques sur une roue. Dans l’atelier de l’entreprise de métallerie EDB, situé dans le village tessinois de Dongio, on fabrique des roues spéciales qui, à première vue, font penser à des armes médiévales. Leur finalité n’a pourtant rien à voir avec la guerre: elles sont destinées à des faucheuses utilisées dans les prés très escarpés. Les pointes se plantent dans le sol pour permettre à la machine de rester stable dans les pentes. Les roues doivent être adaptées à la taille de la faucheuse et à la raideur de la pente et, parfois, il faut en aligner deux ou trois. «Il existe de nombreux diamètres, avec de multiples possibilités de combinaison, explique Elia De Bartolomei, propriétaire d’EDB. La plupart des autres sociétés ne produisent que deux ou trois versions de ces roues. Nous essayons de proposer le plus de variantes possibles, parce que nous pensons que c’est comme cela que les faucheuses fonctionnent le mieux. Il nous arrive aussi de fabriquer des roues sur mesure.» Elia ajoute que la concurrence est rude, mais qu’il a de nombreux clients satisfaits. «Les roues sont solides et se réparent très bien. Elles sont excellentes pour les machines légères utilisées sur des terrains très raides», dit-il avec assurance.