Au col du Grimsel, les vues panoramiques se succèdent à l’infini
Admirer la splendeur de la région du Grimsel et de la vallée de Conches d’un seul coup d’œil: pour cela, rien de mieux qu’une randonnée au départ du col du Grimsel.
Admirer la splendeur de la région du Grimsel et de la vallée de Conches d’un seul coup d’œil: pour cela, rien de mieux qu’une randonnée au départ du col du Grimsel.
Le vent glacial qui balaie le col du Grimsel ce matin me rappelle que nous sommes en automne. Même si le soleil me réchauffe rapidement, la montée raide dès le début de la randonnée est la bienvenue et me réchauffe encore davantage. À chaque mètre d’altitude, la vue s’ouvre davantage sur l’Oberland bernois et sur les paysages sculptés par les glaciers du Grimsel. Une halte s’impose à la cabane de Husegg, ne serait-ce que pour s’imprégner pleinement du paysage impressionnant qui borde le lac du Grimsel. Difficile de dire quel est le point culminant de cette randonnée. En chiffres, c’est à coup sûr le Sidelhoren et ses 2764 mètres d’altitude. Mais le sommet lui-même est un tas de pierres qui n’a rien de particulier. La vue panoramique qu’il offre, du Grimsel jusqu’à la vallée de Conches et au-delà vers le canton d’Uri est d’autant plus impressionnante.
La vue imprenable se mue en casse-tête dès que l’on dépasse la cabane de Husegg, lorsque le sentier atteint la crête. Faut-il avancer ou prendre le temps d’admirer le paysage? Vers l’avant, le regard porte jusqu’à Obergesteln, puis vers le Pizzo Rotondo et le Blinnenhorn, qui trône au-dessus de la vallée de Conches. Vers l’arrière, il est presque encore plus captivant: la haute vallée du Rhône s’ouvre alors, avec le Galenstock et la route du col de la Furka. Mais remonter une crête à reculons n’est pas une option. Il faut donc sans cesse faire un choix: avancer ou regarder en arrière.
Au sommet, la pause est malheureusement de courte durée, car là-haut, le vent est glacial malgré le soleil. Mais cela ne fait rien, car plus bas, le lac de Jost, baigné par le soleil, m’attire irrésistiblement. C’est le premier de neuf lacs qui se succèdent comme un collier de perles au-dessus de la vallée de Conches. Aujourd’hui, je n’ai pas le temps de poursuivre cette exploration et, comme j’ai déjà englouti mon pique-nique de midi, je redescends tranquillement vers le col du Grimsel. Maintenant, on peut admirer la vallée du Rhône en marchant.